Il y a quelques jours, France 5 a diffusé le documentaire de Valérie Rouvière intitulé « Ventes Privées, le Marché de dupes », où il était question des destockages et en particulier, des systèmes de vente privée. Dans ce documentaire, on nous explique les pratiques de certaines grandes marques, pratiques qui selon moi sont assez limite et je pense que je ne suis pas le seul à penser cela.
Avant toutes choses, j’aimerais revenir sur ce que représente une marque. Pour moi, une marque est la garantie d’un certain niveau de qualité et le prix doit normalement lui aussi refléter cette qualité. On peut prendre un exemple simple, celui de l’hôtellerie la marque Ritz représente un gage de qualité, à l’opposé on peut prendre l’exemple de la marque Formule 1. Dans les deux cas, le prix va plus ou moins refléter cette qualité, mais en aucun cas on va voir le Ritz proposer des chambres de la qualité d’un Formule 1.
Pourquoi une marque mets elle en place des magasins d’usines, des systèmes de destockage … tout simplement pour pallier à des erreurs d’appréciation, cela peut être une erreur en terme de volume de production : elle produit trop d’un article et se retrouve donc avec des invendus, les revendre même au coût est donc plutôt bénéfique pour la marque. Il se peut aussi que cela soit une erreur en terme de produit, celui-ci n’étant pas au gout de sa clientèle, il ne trouve pas preneur et encore une fois revendre le produit même moins cher permet au marque de réduire les pertes liées à cette erreur. Dans ce cadre d’analyse, les magasins d’usines, les destockages et autres ventes privées sont des entités couvrant le risque lié à la mise sur le marché de nouveaux produits.
Mais, comme vous l’avez peut être vu dans « Ventes Privées, le Marché de dupes » certains ont pris la décision de rentabiliser le déstockage, en vendant sous leurs marques des produits de moins bonne qualité. Permettez moi de reprendre une des phrases du résumé : « Ce film explique qu’il existerait en réalité un réseau caché de production au rabais : de nombreuses marques fabriquent des articles de moins bonne qualité pour les vendre à des prix soi-disant cassés », les marques se mettent elles-mêmes à faire de la contre-façon. Et je ne pense pas que les termes soit trop fort, car quand on voit le niveau de mauvaise qualité de certain produit, on se demande presque comment les gens peuvent continuer à prendre part à ce genre de vente.
Méfiez vous donc, un prix est en général justifié. Lorsque l’on fait face à un prix beaucoup moins important qu’à la normal, il y a de forte chance que celui-ci soit de moins bonne qualité. Si vous voyez qu’une même marque est vendu très régulièrement sur les sites de ventes privées, c’est que la qualité de votre produit sera au rabais, car fabriqué pour l’occasion : les stocks d’invendus ne peuvent pas être aussi profond.
Personnellement, « avoir la griffe » ne me suffit pas et c’est un manque de transparence évident. La directrice en communication de la DGCCRF nous dit que ce n’est pas trompé le consommateur, mais à partir du moment où on lui dit qu’il y a moins X % de réduction : c’est faux ! car ce ne sont pas les mêmes produits. C’est comme si je vendais un Samsung Galaxy S, en disant, c’est un iPhone et donc je vous le vend avec une réduction de 600 %. Pour moi, il faudrait indiquer que c’est de la production spéciale, de moins bonne qualité que l’original ou que ce n’est pas le même produit avec une mention du type « similaire à … ». Les marques citées ne sont pas celle que j’achète, mais elles ont perdu tout de même de leurs superbes à mes yeux.
Le documentaire est visible sur france5.fr jusqu’au 5 juin 2011 et une prochaine (re)diffusion est prévue le jeudi 02 juin 2011 à 16h30 sur France 5.





