Economie

20 mai 2010
 

Economie : les méchants de la finance

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Ecrit par: Olivier
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Le sujet des spéculateurs est assez brulant, suite au problème rencontré par la Grèce et l’ensemble de l’union monétaire européenne, notre président Nicolas Sarkozy déclare la guerre « aux spéculateurs » jugés par certains comme étant le mal incarné sur les marchés financiers.

Les spéculateurs sont souvent définit comme des personnages cherchant le profit rapide et avec de forte prise de risque : c’est ainsi qu’ils supportent le risque que les autres intervenants sur le marché ne veulent pas supporter. Prenons un exemple, je produis des tomates et j’ai peur que le prix de celle ci ne baisse trop ne me permettant pas de couvrir mes frais. En expert des marchés financiers, je vais chercher à me couvrir de cette possible baisse en achetant des titres sur les marchés à terme, me permettant de fixer le prix de revente de mes tomates dans le futur. La personne qui va accepter de me couvrir n’est ni plus ni moins qu’un spéculateur qui pense que le cours des tomates va au contraire de ce que je crains augmenter.

Spéculateur sur Wikipédia, des corrections et un debat autours de ce terme

Les investisseurs ne voulant pas être pris pour des spéculateurs, aiment bien mettre en avant les différences qu’ils existent entre eux : déjà tout commence par le choix de son placement, par exemple de son achat d’action là ou le spéculateur ne va s’intéresser qu’à la cotation (au prix de l’action) l’investisseur lui va plutôt chercher a comparé le cours de l’action et le bénéfice présent et passé de l’entreprise cherchant à trouver une entreprise avec un fort potentiel, c’est-à-dire ayant une valeur intrinsèque plus faible que sa valeur actuelle marchande. Dans l’esprit, ça revient à dire que l’un veut s’inscrire dans la durée (Moyen et Long Terme) tandis que l’autre méchant spéculateur s’inscrit dans le court terme c’est-à-dire sur les phases de fluctuation rapide des cours. Et oui, un cours boursier fluctue même si la tendance générale est à la hausse on peut avoir des phases de baisse puis d’augmentation : l’investisseur s’intéresse plus à la tendance, tandis que le spéculateur cherche à faire un « coup » entre deux fluctuation.

Est-ce vraiment le cas ? la plus grosse différence entre les deux agents se situe au niveau de la prise d’information, l’un connait bien ce dans quoi il investit l’autre non, un investisseur connait t-il réellement toujours ce dans quoi il mets les pieds, ne lui arrive t-il jamais de revendre un produit plus vite que prévu car justement l’information qu’il avait récolté ne s’avérait pas aussi juste qu’il le pensait : son investissement se change « soudain en spéculation », il achète un titre qu’il devait conserver « longtemps » dans son portefeuille et se retrouve finalement quelques mois plus tard entrain de le revendre pour X ou Y raisons.

De plus, si on se réfère à une définition plus générale et qui me semble plus juste : spéculer, c’est acheter pour revendre en empochant une plus value (code du commerce). Dès qu’un titre est revendu il y a spéculation (en cas de gain dirons nous) même le titre que vous avez acquit il y 3 ans qui vous a rapporté des dividendes chaque année mais que vous revendez finalement pensant que l’avenir s’annonce moins bon pour cette entreprise. Certains iront me dire que les intentions de l’investisseur et du spéculateur ne sont pas les même, l’investisseur n’achète pas dans l’idée de revendre mais il s’avère que cela fait tout de même parti du calcul, naturellement il sait que s’il se désengage de l’entreprise en vendant ses actions cela lui rapportera surement une plus value.

Dire qu’il y a de bon et de mauvais spéculateur, revient pour moi à dire qu’il existe de bon et de mauvais facteur (dans le sens de postier) car l’un vous amène votre courrier d’amour et l’autre vos factures exorbitantes de téléphone, vous êtes beaucoup moins heureux lorsqu’il vous amène vos factures mais pourtant c’est l’une de ses facettes. Dans le cas de la dette des Etats et plus particulièrement de celle de la Grèce, on peut dire qu’ils sont mauvais car « s’attaque » à un Etat, mais s’ils ont la possibilité de le faire, c’est bel et bien pour une raison : notre endettement a atteint un niveau tel que nous prêter de l’argent s’avère plus risqué. Ce qui se passe à l’échelle d’un pays n’est pas différent de ce qu’il se passe à l’échelle d’un individu, s’il est trop endetté il aura du mal a remboursé son emprunt car il a d’autre dépense vitale dans lesquelles, il ne peut trancher ou sinon cela est difficile.

Edition du 31 Janvier 2012 : Un article complémentaire est paru sur le cercles leséchos



A propos de l'auteur

Olivier
Je suis originaire de La Réunion. Afin de poursuivre mes études, je suis passé par l'Université de Toulouse I Capitole pendant quatre ans, pendant lesquelles, j'ai pu obtenir ma Licence et mon Master 1 en Economie (spécialité Economie de l'environnement). Puis, j'ai rejoint l'Université de Paris-Dauphine pour obtenir mon Master 2 en économie internationale et développement. Je suis actuellement à la recherche d'un poste. Quand le temps me le permet, je parle ici de sujet qui m'intéresse et me passionne. N'hésitez pas à prendre contact.



 
 

 
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