
On en parle beaucoup en se moment, même en cours plusieurs camarades d’amphi interrogent nos professeurs sur le cas de la Grèce.
Mais au delà du fait que cela coute plus cher aux grecques de s’endetter, cela à tout de même aidé du monde : souvenez-vous, nous sommes en automne 2008 les banques sont à l’agonie, obliger de faire appelle à l’argent public pour se sortir du gouffre dans lequel ils se sont plongé. Les Analyses affluent, des coupables sont désignés et parmi eux les agences de notation, qui n’ont pas fait leur boulot correctement et qui en plus on le remarque enfin sont dans une situation assez délicate : ils sont payés par ceux qu’ils notent, imaginez que se soit les élèves qui paie leurs professeurs, comment pourrait t-il être objectif ?
Très critiqué donc suite à la crise, ils se font gronder mais ne vont pas trop faire de bruit et attendre que le temps passe, jusqu’en décembre 2009 et la le retour du boomerang : les Etats critiquaient les agences de notations, les voila qui « se vengent » et font leur travail: on assiste pour la première fois à un abaissement d’une note sur la dette d’un pays de la zone euro.
Il faut dire que la Grèce ne fait pas dans la demi mesure, elle a réussit à camoufler une partie de sa dette pour rentrer dans les critère de la zone euro en faisant appelle notamment à Goldman Sachs qui par des opérations sur devises aussi appelé « swap de devises » ont permis aux autorités grecques d’obtenir en 2001 des liquidités sans creuser le déficit public. Je sais pas pour vous mais quand on me cache quelques choses, ma confiance s’effrite un peu.
Mais il faut pas non plus se le cacher, c’est surtout l’explosion du déficit public, qui représente 12,7% du PIB, et de la dette qui était annoncée à 120% pour 2010 qui a conduit les agences de notations à revoir leurs notes à la baisse, en plus on peut pas leur en vouloir la crise de Doubaï est passer par là entre temps, ils sont donc méfiant et sous pression, c’est compréhensif.
Et en plus, l’abaissement de la note permet à leurs clients de se faire un peu plus d’argent, les taux d’intérêts ayant grimpé les bons grecques sont plus rentable qu’auparavant, et puis une attaque spéculative est possible en plus, rien de mieux pour rendre heureux leurs clients que de leurs fournir des opportunités de s’enrichir : L’idée étant pour les investisseurs de faire grimper le prix des produits financiers assurant contre le risque de défaut de paiement de l’Etat communément appelés « crédits default swap » (CDS), ce qui peut entrainer l’augmentation du taux d’intérêt ou autrement dit la baisse du prix de l’obligation grecque, ils se mettent donc à parier sur une baisse du prix des obligations émises par le trésor grec et achète ensuite des CDS en espérant les revendre plus tard au prix fort, et ainsi empocher la différence.
Des questions se posent d’ailleurs en se moment sur les CDS, certains souhaiteraient interdire la spéculation sur ces produits, mais je n’y crois personnellement pas car ça ne sera qu’une option en moins pour les spéculateurs qui possèdent d’autres outils pour atteindre le même objectif (vente à découvert, par exemple). L’autre possibilité serait de rendre le marché moins opaque, car pour le moment les CDS s’échangent « Over The Counter » (de gré à gré), l’idée serait donc d’organiser le marché pour le rendre moins opaque.



