Plusieurs modèles de base en économie utilisent comme hypothèse une rationalité plus ou moins poussée des agents. La TSE (Toulouse School of Economics) a développé en son sein un laboratoire d’économie expérimentale qui a pour but de mieux comprendre ce qui pour l’heure en économie est soit non expliqué (on parle de boite noir) ou peu expliqué : Le comportement économiques des acteurs, on parle d’ailleurs d’économie comportementale.
J’ai eu le plaisir de participer à une série d’expérience, en tant qu’échantillons de comparaison et les résultats ont été dévoilé : la question était de savoir si les professionnels de la finance avait oui ou non une bonne gestion des risques. Ils ont pour cela donc comparé leurs comportements à celui d’étudiant qui n’ont pas de connaissance particulièrement poussé dans le domaine.
Chacun des échantillons faisait face à ce jeu : vous disposez de 100 point (qui avait une équivalence en euro) et cette somme pouvait soit être placer sur un livret sans risque (et donc sans gains potentiels) ou elle pouvait être investit ailleurs avec une chance sur trois de rapporter 250 point de plus (le total serait donc de 350, ou autrement dit la somme est multiplié par 3,5) et deux sur trois de perdre toute la somme.
Les professionnelles ont montrés moins d’aversion au risque que les étudiants, c’est-à-dire qu’ils ont en général pris davantage de risque. Astrid Hopfensitz l’explique du fait de leurs formations (ou formatages serais-je tenté de dire) : « Le risque est leur métier. Ils ont été recrutés pour leur caractère audacieux, pour leur anxiété plus faible que la moyenne. Ils ont appris, durant leur formation, que les économies souffrent de la frilosité des épargnants, et que les placements en actions sont gagnants sur le long terme« . Soit dit en passant l’espérance de gain était ici supérieur à 100 point, ils n’ont donc pas fait un mauvais choix en soit.
La deuxième partie du jeu, changer la probabilité de gagner 250 point de plus qui passait de un tiers à un quart ce qui nous ramène la a une espérance de gain inférieur à 100, ce choix est donc peu judicieux, mais comme on pouvait le deviner les financiers ont pour la plupart persévéré dans leurs choix d’investir la somme dans ce système beaucoup trop risqué (toujours en comparaison à l’échantillon des étudiants, c’est à dire qu’ ils ont été plus nombreux dans l’échantillon des professionnels de la finance à choisir le placement avec une espérance de gain inférieur au choix sûre).





