
La consommation de vin a baissé de moitié en un peu moins de trente ans, passant d’un peu plus de 120 litres par an et par habitant à un peu plus de 50 litres. Même si elle a beaucoup diminué notre consommation en vin reste l’une des plus importantes au monde.
Cette baisse peut s’expliquer suite au diverse action de l’état visant justement à réduire la consommation d’alcool en France : en 1987, les publicités doivent faire apparaître la mention « à consommer avec modération » (depuis tout les français sont à la recherche de ce fameux « modération »), puis en 1991, la célèbre loi Evin qui encadre la publicité sur l’alcool (et le tabac).
Cette évolution serait dû aux « campagne hygiénistes » pour Monsieur Simmat, coauteur de In vino satanas!, livre qui soutient la thèse selon laquelle « la France tourne le dos à cette culture du plaisir (le vin, NDLR). La mairie de Paris vide ses caves. Le chef de l’Etat ne boit que de l’eau et du coca. On poursuit en justice les vignerons qui font de la publicité. » Alors que dans le monde le vin français et les coutumes françaises sont très apprécié.
Si la consommation d’alcool diminue, de l’autre coté la consommation d’antidépresseur explose passant d’environs 15 millions de boîte par ans à environs 80 millions sur une trentaine d’année. La consommation d’antidépresseur et de psychotrope a donc été multiplié par cinq depuis le début des années 80. De plus, l’auteur du rapport sur le sujet, le psychiatre Edouard Zarifian, nous avoue que « Ce n’est pas dans les régions où l’on boit le plus qu’on consomme le moins de psychotropes, et inversement. ».
Cela peut être un indicateur de malaise (tout comme l’alcoolisme), mais on peut aussi s’interroger sur les prescriptions parfois un peu rapide de ce genre de médicament et sur le fait qu’on trouve cela de plus en plus « normal » de voir tel ou tel personne sous antidépresseur.




