
Le chômage est de retour, on peut d’ors et déjà croire que l’expression favorite des journaux télé, des publicités, etc … la fameuse expression « Pouvoir d’achat » va bientôt être remplacer par « le chômage ». La crise des marchés boursiers continue ses ravages et s’est transformée en une crise économique, à telle point que la crainte de récession est de plus en plus palpable. Et comme souvent, quand l’économie va mal : c’est l’emploi qui est l’une des premières victime.
On part déjà d’une situation plutôt tendu avant la crise, avec la « mini-crise » engendré par la montée du baril de pétrole et celle des denrées alimentaires. Ainsi, on se retrouve avec un nombre de demandeurs d’emploi qui augmente mais de l’autre coté des intentions d’embauches qui diminuent. Plus grave encore, le nombre de plans sociaux d’ampleur explosent : on voit donc Renault (4900 postes), Adecco (600 postes), Hewlett-Packard (580 postes), Carrefour (pas de remplacement des départs) … procédaient à des réductions d’effectifs. Le chômage tape bien à notre porte et même si nous ne voulons pas le laisser rentrer : il s’invite …
La crise financière a bloqué le crédit, ce qui entraîne un blocage des investissements, car les entreprises ont souvent recours au crédit pour pouvoir investir. Ce blocage du crédit est du essentiellement à une inquiétude des banques vis-à-vis de leurs pertes. Cela a donc une répercussion aussi sur l’activité des entreprises, qui vont moins embauchés voir même réduire leurs effectifs, ce qui évidement va créer du chômage.
Les cadres, l’une des seules professions et catégories socioprofessionnelles qui n’étaient pas touché par le chômage, i.e un taux de chômage de 3,3%, soit un taux de chômage dit frictionnel ou de transition qui correspond au laps de temps d’inactivité qui sépare deux emplois. Ce taux de chômage qui est jugé naturel, voir normal, risque de se dégrader : l‘Association pour l’emploi des cadres (APEC) a annoncé que les intentions de recrutement des cadres diminuaient. Ainsi, sans parler chiffre, les entreprises sont plutôt dans une optique de conservation de leurs masses salariales : ils ont plutôt tendance à vouloir embaucher pour remplacer des départs en retraite et non plus pour apporter de nouvelle compétence à l’entreprise. Cela reste pour le moment une crainte, on ne peut pas vraiment parler de retour du chômage pour les cadres. comme toujours : c’est l’avenir qui nous le dira.
La prévision la plus mauvaise nous verrait avec un taux de croissance du PIB négatif de moins 0,1% et un taux de chômage de 8,5% (idem qu’au début 2007). Dans le meilleur des cas, on se retrouverait avec un taux de croissance de 0,7% et un taux de chômage d’environs 7,9%. Ce sont des prévisions et comme toute prévision, elles sont rarement bonne surtout, dans des temps d’instabilités aussi prononcés.





