
Lorsque l’on demande à l’OPEP les raisons de la flambée du prix du pétrole, ils utilisent un raccourci en répondant que c’est à cause de la spéculation. Or pour répondre à cela, il faudrait plutôt parler de la demande qui augmente beaucoup plus vite que l’offre, les indiens et les chinois sont en plein développement, augmentent fréquemment leurs consommations en pétrole car ils n’ont toujours pas atteint le niveau de développement suffisant. Un exemple certain de cette augmentation de la consommation en pétrole sont les mutations, des modes de transport, ils sont passés du vélo à la moto et maintenant à la voiture, qui consomme plus que le vélo, nous sommes bien d’accord. C’est d’ailleurs pour cela, que les plus grands constructeurs automobiles cherchent à se faire une place sur ces marché, grâce à leurs voitures lowcost, ils seront présent sur les marché et pourront évoluer avec lui.
De plus, en parallèle, l’offre de pétrole est à risque à cause des problèmes de sécurité qui existe dans plusieurs pays producteur de pétrole. Pour ce qui concerne les réserves, il n’y a vraisemblablement pas de problème, le pétrole restera la première ressource énergétique pour encore longtemps, mais il y a tout de même un problème d’accès au ressource, car d’une part il y une limitation des possibilités d’investissements dans certains pays , et d’autre part l’accès à ces ressources et de plus en plus difficile et donc de plus en plus coûteuse : Les coûts de productions ont doublés en quelques années.
On peut se demander, si une augmentation de l’offre est envisageable, mais pour le moment il n’y a pas de capacité de production excédentaire, on offre déjà le maximum de ce que l’on peut, seul l’Arabie Saoudite possède un excédant en capacité de production qui lui permettrai de produire environ 2 millions de barils par jours de plus. La production mondiale étant de 85 millions de barils par jours pour le moment, certains pensent qu’on pourrait atteindre les 115 millions de barils par jours, ce qui parait plutôt exagéré, le chiffre de 95 millions de barils par jours semble plus raisonnable.
Si l’augmentation de l’offre ne peut pas suivre celle de la demande, on ne peut que chercher ailleurs un moyen de combler le déficit de la demande, c’est pour cela que dans la plupart des pays, aussi bien dans le secteur public que privé, on se lance dans des projets énergétique de substitutions au pétrole. On peut ajouter que plus le prix du pétrole augmente, plus les énergies alternatives plus couteuse deviennent intéressantes.




